Mercredi 9 juillet 2008

Je me permets de simplement rassembler les coups de coeur actuels glanés par ci, par là, mais n'hésitez pas à venir ajouter les vôtres ! (dans "ajouter un commentaire") de préférence rapidement pour que les copains puissent encore se procurer les références citées

Stéphane :
* Sylvaner 2006 de la Cave de Kientzheim, 2,29 Euros dans les magasins Maxi Coop, celui là même qui nous avait tapé dans l'oeil lors de notre soirée sur le cépage ! Les 2007 sont là et voila que les linéaires sont encore plein de 2006 alors qu'il faut bientôt préparer les caves pour rentrer les 2008, d'où certaines bonnes surprises.
p.s. le riesling schlossberg de cette cave n'était pas bien cher. Peut-être suivent-ils la même pente ?


T Meyer :
+ Retrouvez les bonnes affaires de l'été de T Meyer et notamment :


Crémant d'Alsace Brut  - Domaine Jean et Guillaume Rapp Prix départ : 6€

Sylvaner 2007 - Domaine Laurent Barth Prix départ : 6€

Pinot Blanc Cuvée Réservée 2005 - Paul Gaschy Prix départ : 5€

Pinot Gris 2005 - Jacques et Christophe Lindenlaub Prix départ : 5,6€

Pinot Noir 2006 - Domaine Ginglinger-Fix : Prix départ : 7€

Thierry Meyer en cite bien d'autres dans son article dans la section réservée aux abonnés, je ne peux bien entendu les publier ici.

++ Autres :

* "Vin de Table" de Marcel Richaud 2006, 5,20 Euros chez
Vino Strada (Strasbourg, Sélestat, Colmar)

* "In Fine" Côtes du Ventoux Blanc 2007 à 4,95 euros chez Vino Strada (Strasbourg, Sélestat, Colmar

* Sylvaner Z Seppi Landmann, chez leclerc et autres, moins de 8,00 €

* Riesling Vieilles Vignes 2005 - Cave de Turckheim
6,7€ de ci de là

* Riesling Clos de la Folie Marco 2007 - Domaine Héring  5,6€ de ci de là

* Gewurztraminer 2006 - Domaine André Kientzler 8€ de ci de là

* Pinot Gris Grand Cru Hengst 2006 - Paul Gaschy 10,5€ de ci de là

* Gewurztraminer Vendanges Tardives 2005 - Domaine Maurice Schoech et Fils 23€
de ci de là

Si avec tout ça vous dites que le vin est "trop cher" je ne sais pas...

Eric L

par winlandel publié dans : Les Coups de coeur
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Mercredi 9 juillet 2008
Pour donner l'exemple....



JEUDI 03 Juillet 2008

Les Blancs du Languedoc



Pierre nous a fait une sélection des Blancs du Languedoc, faite à partir de ses souvenirs de vacances puisqu’il y passe des vacances depuis 15 ans.

En introduction, Pierre nous fait un petit topo qu’on retrouvera je l’espère dans son CR. On rappelle ici l’étendue de la région viticole, et son climat.


*****************************************************

1 – Château Campuget 2006, costières de Nîmes : Premier nez frais et d’acidité volatile, il développe ensuite des arômes de noisette et de beurré, de beurre de cacahuète. En bouche me pince l’amertume, puis vient une acidité agréable, un léger perlant, sur le citron, mais sa présence n’est pas énorme, et la longueur est très moyenne. Malgré tout ce sera. BOF

2 – Cuvée des nombres, 5, Viognier 2006 Gérard Bertrand : Le premier nez est celui d’un vieux disque vinyle, rayé de surcroît ! je rigole, mais son nez fumé et de faux pneu en font un vin un peu atypique, son boisé ne me plait guère. BOF

3 –Domaine Beck 2005 Viognier vin de pays d’Oc : Premier nez de bois, qui tire ensuite sur du bois encore, et en bouche après une belle attaque, on trouve une acidité perlante, donc de l’alcool encore, du citron, de l’amande et du beurré. BIEN-

4 – Vignoble Chabrier, La Garrigue d’Aureillac 2005 Vin de pays Duché d’Uzès : Le premier nez encore sur le fruit jaune, puis sur le boisé citronné, la vanille et encore ces notes beurrées. En bouche on retrouve ces arômes avec une courte acidité un peu agressive qui reviendra en fin de bouche, encore beaucoup d’alcool, encore l’amer en fin de bouche. BIEN

5 –
Domaine Mourgues du Grès, Terre d’Argance 2006, Vin de pays du Gard : Le premier nez est … balsamique, étonnant, sympa, boisé, puis il s’évanouit un peu en remuant, mis à part l’alcool très présent, en boiuche il se révèle et part sur l’amande, le citron, le menthol, l’eucalyptus, le citron vert, cependant l’amertume en finale me dérange. Cependant c'est BIEN+

6 – 
La Bégou 2006, vins de pays de la vallée du paradis: Premier nez de pomme confite et de calvados, au nez il confirme avec une note de chlore, de boisé, et encore l’alccol très présent. En bouche on est surpris par l’attaque sèche, puis un beau développement sur l’amande, le citron, l’abricot, c’est intégré et cohérent, c’est TRES BIEN

7 – Domaine de L’aiguelière, Montperoux côtes Dorée 2000 : Un rouge pour casser le rythme Nez de betterave et de cornichon, l’alcool et aussi la mie de pain, un côté métallique, et la quetsche mûre comme dit Pierre. BIEN-

8 – Mas de Daumas Gassac, Vin de pays de l’Hérault 2000 : Premier nez oxydé et de fruits confits, puis en remuant idem avec du miel très présent sans le côté lourd. En bouche c’est un étonnant mais intégré côté floral qui domine, d’alcool de fleur, structuré et complet, voilà la bouteille de la soirée, servie trop tôt à cause de mon erreur de service. TRES BIEN

9 – Domaine des chênes, Les magdaléniens 2004, côtes du Roussillon : Dur dur le retour à la réalité ? au premier nez oui, mais ce vin se défend fort bien avec une belle acidité, une minéralité, puis en bouche une belle structure, une longueur élégante, un boisé intégré. BIEN++

10 – Mas Cal Demoura, l’Etincelle 2005, vin de pays de l’Hérault : Premier nez muscatté et d’agrumes, en remuant s’y ajoute la pomme granny une jolie acidité. En bouche c’est lacté et sur la mie de pain, un petit amer encore, un relief perfectible. BIEN
 
11 – Prieuré de Saint Jean de Bébian 2003, Coteaux du Languedoc : Le premier nez est sur le confit de fruit jaune, en remuant un côté quasi oxydatif éphémère précède des notes lactées, la mie de pain et franchement de la marmelade ! une belle acidité, des arômes persistants c’est vraiment BIEN+ sinon TRES BIEN

12 – Mas de Daumas Gassac, Vin de pays de l’Hérault 2006 : Nez toasté et d’acidité, en bouche ce n’est pas encore homogène, ça demande à vieillir pour aller se comparer dans quelques années à son grand frère précédemment dégusté.

+++++++++++++++++
Une belle série faite des vins issus de la cave personnelle de Pierre auxquels viennent se joindre quelques bouteilles de supermarché ou de cavistes. Nous avons passé une très intéressante soirée, je pense qu’il faudra y revenir car nous n’avons nous autres alsaciens pas l’habitude de ces vins plus rugueux qui cachent pourtant des réussites.

par winlandel publié dans : Languedoc Rousillon
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Mercredi 9 juillet 2008

A retrouver sous : CLIC



par winlandel publié dans : Languedoc Rousillon
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Mercredi 9 juillet 2008
A retrouver sous :  CLIC

Vins blancs du Languedoc




Mission difficile et pari audacieux que de convaincre une petite dizaine de palais alsaciens (ravagés par les acidités de leurs vins locaux…) qu’une région aussi ensoleillée que le Languedoc pouvait produire des blancs frais et équilibrés.
Fort de mon expérience accumulée durant une quinzaine d’années de villégiature estivale dans ces contrées et des conseils avisés des 2 cavistes de la Maison Méditerranéenne de l’Espiguette, j’ai donc proposé une petite sélection assez éclectique pour la soumettre au jugement des membres de notre club.

Les vins étaient servis aux alentours de 10° sans carafage. La dégustation, les commentaires et l’évaluation se sont faits à l’aveugle.

Je n’ai pas dégusté à l’aveugle évidemment mais je vous livre quand même les quelques commentaires notés durant cette séance.
 
1 Château de Campuget Tradition 2006 – Costières de Nîmes  
   

Robe : Jaune clair bien brillante.      
Nez : Assez intense avec des notes de fruits blancs (poire), de confiserie.      
Bouche : Une attaque sur la fraîcheur, un développement assez fin sur le fruit et une finale courte avec une légère amertume..      
Un profil aromatique gourmand et une bouche un peu en retrait...un assemblage de roussane, viognier et grenache blanc pour vin de nez bien agréable.      
BIEN     
 
2 Viognier Cuvée des nombres n°5 2006 – V.D.P. d’Oc     

Robe : Jaune vert avec des reflets un peu fluorescents.      
Nez : Peu d’intensité avec des notes florales et végétales discrètes qui se révèlent peu à peu.      
Bouche : Une acidité assez étonnante mais un profil très neutre et une finale très courte.      
Le seul vin de G.D. avec un concept basé sur des notions de numérologie… on cherche vainement le viognier dans tout ça.
Mais bon, le 5 n’est peut-être pas mon chiffre !      
BOF     
 
3 Domaine de Beck 2005 – V.D.P. d’Oc    
 
Robe : Jaune brillant et très profond.      
Nez : Assez intense évoluant de la mie de pain aux fruits blancs en passant par la vanille.      
Bouche : Un beau volume et une belle tension. La longueur est belle mais le boisé est trop massif et domine encore l’ensemble.      
Un viognier un peu dénaturé par un élevage (trop) ambitieux mais une très belle matière.      
BIEN+     

4 Domaine Chabrier La Garrigue d’Aureillac 2006 – V.D.P. du Duché d’Uzès
     

Robe :  Jaune franc brillant et assez dense.      
Nez : Complexe et évolutif avec des fruits blancs (banane, poire), de la guimauve et des notes florales assez subtiles.      
Bouche : Equilibré et concentré avec un beau développement aromatique soutenu par quelques notes boisées assez discrètes. La finale est assez longue avec toujours une petite amertume persistante.      
Un viognier épaulé par du grenache blanc avec un élevage plus sagement dosé : un vin bien travaillé pour un plaisir simple et direct.    
BIEN+     
 
5 Château Mourgues du Grès Terre d’Argence 2006 – V.D.P. du Gard     

Robe : Jaune franc, très lumineux.      
Nez :  Puissant et expressif, proposant une palette riche qui va de l’abricot frais aux fleurs (acacia, lavandin) pour finir sur du poivre blanc      
Bouche : Une belle attaque bien droite et un développement ample et richement aromatique. La finale est longue avec une pointe d’amertume.      
Roussane, viognier et grenache blanc pour cet assemblage récolté sur des parcelles à faible rendement et vinifié avec une grande précision.      
TRES BIEN     
 
6 La Begou 2006 – V.D.P. de la Vallée du Paradis  
   
Robe : Jaune franc, assez dense avec des reflets orangés.      
Nez : Complexe et riche avec une attaque sur des notes boisées vanillées très légères suivies de très prés par de fins arômes pâtissiers de citron confit et d’amandes grillées.      
Bouche : Une belle impression d’amplitude soutenue par une tension acide très droite. La finale est peut-être un peu étriquée.      
Un assemblage de grenache blanc et de grenache gris et Maxime Magnon comme maître d’œuvre… Original, bien évidemment mais avec un niveau qualitatif remarquable.      
TRES BIEN     
 
7 Domaine de l’Aiguelière Côte Dorée 2000 – Coteaux du Languedoc   
   
Robe : Rubis sombre et dense, presque opaque.      
Nez : Intense et très complexe avec des notes de réglisse, de cendre, de fruits noirs confits et un peu de fumé.      
Bouche : Ample et rond avec des tannins serrés mais mûrs, quelques notes mentholées et vanillées. La finale est de longueur moyenne avec un soupçon de sécheresse.      
Un intermède rouge pour se refaire la bouche… Une syrah assez costaude avec une belle patine de 8 ans… mais les perspectives d’évolution de ce vin ont un peu partagé l’assemblée (cette sécheresse finale ne me dit rien qui vaille). Ceci dit, ça se boit avec plaisir en ce moment, alors pourquoi encore attendre ?      
BIEN+    
 
8 Domaine des Chênes Les Magadaléniens 2004 – Côtes du Roussillon     

Robe : Jaune clair, brillant.      
Nez : Riche et opulent, offrant une palette complexe : fenouil, miel, fruits murs et léger vanillé.      
Bouche : Une belle tension, ample et précis avec une finale longue.      
Un invité prestigieux du Roussillon issu d’un assemblage grenache blanc et roussane et vinifié de façon magistrale par A. Razungles.      
TRES BIEN     
 
9 Mas Cal Demoura L’Etincelle 2006 – V.D.P. de l’Hérault   
  
Robe : Jaune prononcé, brillant.      
Nez : Intense et complexe avec des notes muscatées et florales évoluant vers un profil plus minéral.      
Bouche : Une attaque souple avec une puissance contenue qui se révèle progressivement. Un développement aromatique sur des agrumes murs et un finale longue.    
Un bon tiers de chenin assisté d’un ensemble de cépages locaux (viognier, grenache, muscat…) pour un vin équilibré et profond.
TRES BI
EN     
 
10 Mas de Daumas Gassac 2006 – V.D.P. de l’Hérault      

Robe : Jaune clair avec une belle brillance.      
Nez : Subtil et complexe avec de délicates notes fruitées (banane, abricot frais) soutenues par des arômes de citronnelle très fins.      
Bouche : Les éléments pour un bel équilibre (acidité et moelleux) sont au rendez-vous mais l’ensemble manque encore de cohérence. Malgré tout, beaucoup de gras et d’ampleur et une belle finale.      
Agréable à boire mais semble encore avoir besoin de quelques temps pour trouver sa personnalité. Beau potentiel en tous cas.      
BIEN+     
 
11 Prieuré Saint Jean de Bébian 2003 – Coteaux du Languedoc      
Robe : Jaune doré avec beaucoup d’éclat.      
Nez : Puissant et racé avec des notes toastées et des arômes agrumes très mûrs.      
Bouche : Opulent avec une grande concentration et une belle structure. Du gras et une finale longue      
Une dominante roussane accompagnée par de la clairette, du picpoul et du grenache blanc pour ce vin solaire mais équilibré.      
TRES BIEN 
 
12 Mas de Daumas Gassac 2000 – V.D.P. de l’Hérault    
  
Robe : Jaune foncé avec des reflets dorés.      
Nez : Très puissant avec une palette complexe et racée alliant le miel, les fruits confits et quelques notes vanillées.      
Bouche : Une attaque en souplesse sur des arômes de cire suivie d’un beau développement alliant structure acide et douceur pour une synergie du plus bel effet. La finale est longue.      
Un Daumas qui entre dans sa phase oxydative mais l’ensemble reste tendu et frais malgré une matière très riche.      
TRES BIEN+     
 
Pour les conclusions, j'espère que Florian sera un peu plus loquace...
En ce qui me concerne, je suis un peu pressé par le temps...j'ai une voiture à charger....
Je compte bien compléter cette dégustation par d'autres belles bouteilles sur place.
Bonnes vacances aux chanceux et bon courage aux autres.
@+
Pierre
par winlandel publié dans : Languedoc Rousillon
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Mercredi 9 juillet 2008
par winlandel publié dans : Pinot Noir Alsace
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Mercredi 9 juillet 2008

A retrouver sous : link


Bonjour,

 

 A mon tour de poster (enfin) mon CR d'une soirée riche en enseignements.

 

Merci à Stéphane et Pierre pour le CR franc et précis de mon 2007, j'ai besoin de repères sur cette nouvelle parcelle.

 

  Je précise que comme la dernière fois, je commence par recopier strictement les notes que j'ai prises, donc sans être influencé par l'étiquette, puis j'analyse mon impression après découverte de celle-ci.

 

 Après cette mise en bouche, nous commençons par un vin légèrement trouble. Le nez est vanillé, légèrement réduit puis s'ouvre sur la mûre. La bouche est fraîche et fine sur la fraise en attaque, mais les tanins sont légèrement secs en finale. Un vin assez simple mais plaisant. Bien. C'est le Pinot noir 2006 – J.P. Rietsch à Mittelbergheim, vendu en litres à 4.50€. C'est sans aucun doute un bon rapport qualité/prix pour un vin de tous les jours.

 

Le suivant a une couleur beaucoup plus claire. Le nez est floral, lacté.  La bouche est légère, fruitée, fraîche. L'ensemble est tout de même léger. C'est le Pinot noir 2005 – Grande réserve – Cave de Cleebourg. Pour le prix c'est bien, aucun défaut: à boire frais sur un barbecue.

 

 Couleur rouge clair, très limpide. Le nez est très animal, cheval, avec un peu de cassis. Les tanins sont bien en place et remplissent la bouche, mais finissent végétaux. Un vin légèrement réductif, mais je pense qu'il y a aussi un léger manque de maturité. Bien-. Ce Pinot noir 2005 – Jean Becker à Zellenberg me déçoit un peu.

 

 Le suivant a une couleur plus profonde. Le nez est très pur, fin sur la cerise. Belle définition aromatique même si ce n'est pas explosif. Même constat en bouche, des arômes très discrets, mais portés par une structure tannique sublime, présente juste ce qu'il faut pour tapisser la bouche,  porter le vin en longueur, sans aucune accroche. Très Bien.

  Il s'agit du Pinot noir 2005 – F. Mochel à Traenheim. Un vin magnifique, qui pourrait gagner en fruit mais à la structure parfaite.

 

  La robe du suivant est sombre. Le nez est dans un registre opposé: explosif, sur le cassis et la fraise. En bouche toujours cette fraîcheur, ce fruit, mais la structure tannique est plus faible. Les tanins ne semblent pas tout à fait mûrs, je penche pour 2004. Mais ils ne sont pas présents en quantité suffisante pour passer sur le fruit. Un vin complémentaire avec le précédent, celui-ci sur le fruit le Mochel sur la structure. Très bien. C'est le Pinot noir 2004 – Beck-Hartweg à Dambach, que je n'ai absolument pas reconnu comme le disait Pierre. Je l'imaginais moins expressif mais plus tannique! Mais en le goûtant là je ne regrette pas de ne pas avoir joué la carte extraction- structure sur ce millésime, car si les tanins assez rudes ne gênent pas ici, ils auraient été désagréables si présents en plus grande quantité.

 

 

  Le suivant a une robe plus brune, plus trouble. Est-il plus vieux?  Le nez est boisé avec un coté chocolaté, et le fruit ressort bien derrière. La bouche est sur le cassis, la groseille, c'est ample, rond, structuré. La fin de bouche un peu trop brute nous indique que le vin est encore à attendre (au contraire de la robe).  Bien, certainement très bien d'ici quelques années. Pinot noir 2001 –Altenbourg – M. Tempé à Zellenberg Un beau vin, mais le fait que les tanins soient toujours aussi peu fondus à cet âge là me surprend un peu... pas de problème si il avait été de 2005, mais là il y a quand même un décalage entre les tanins pas fondus et le reste (couleur surtout) qui se rapproche déjà du déclin.

 

Pinot noir 1998 – Beck-Hartweg à Dambach.  Je l'ai reconnu et ne suis donc pas objectif, pas de Cr.

  La couleur du suivant me surprend, orangée et évoluée. Le nez est lacté, on sent les tanins, puis il s'ouvre sur la compote de fruits. La bouche est pétillante, fruitée sur la fraise. La bouche s'améliore à l'aération, quand le CO2 s'évapore un peu. Il manque un peu de structure. Bien. Pinot noir 1997 – Grunspiel – Domaine Jatzel à Bergheim. Un vin surprenant pour un domaine que je ne connais absolument pas. Un contraste étonnant entre la robe déjà très évoluée, et un taux de CO2 qui fait penser à un vin à peine embouteillé.

   Une couleur très sombre pour celui-ci. Le nez est puissant, sur le cassis et le cuir, et fait penser à une Syrah. En bouche par contre on ne retrouve que très peu de fruit, écrasé par une macération trop poussée selon moi. Les tanins sont trop présents et en plus verts/végétaux. Dommage car le nez laissait présager quelque chose de mieux. Bien- C'est le Pinot noir 2004 – Cuvée Frédéric – P. et F. Becht à Dorlisheim. Une déception, dommage que les producteurs aient voulu jouer la carte de l'extraction sur un millésime où les tanins sont végétaux.

 Le nez est sur la cerise, la mûre, puis une fraîcheur qui fait penser au bonbon à la menthe. Beau fruit en bouche, concentré, gras, mais tanins verts. Bien. Il s'agit du Pinot noir 2005 – Barriques – J.M. Bernhard à Katzenthal. Les tanins m'ont laissé penser que nous étions à nouveau sur 2004. Peut être un léger manque de maturité.

  La robe du suivant est très sombre. Le nez est sur la mûre, et en même temps un côté végétal, quelqu'un me souffle persil et effectivement ça correspond. Je sens également comme une odeur de foudre en bois qui aurait moisi... En bouche la structure est belle, le vin est gras, avec des arômes de mûres, mais toujours pas très net, flou. Bof.  C'est le Pinot noir 2004 – XXC – V. Stoeffler à Barr. Je n'accroche pas à cette cuvée un peu végétale et qui manque de pureté aromatique.

 Toujours une couleur sombre. Très beau nez sur le chocolat, la mûre. On retrouve ce fruit en bouche, mais les tanins sont trop présents, asséchants. Je pense que l'extraction est mal maîtrisée, mais la matière est belle. Bien. Domaine Jolliot, bourgogne 2003. Pour moi il rentre dans la série, sans plus ni moins. Etonnant tout de même de voir l'extraction mal maîtrisée sur cette région, ou alors c'est moi qui ne suis pas habitué au style.

 

   Le suivant est couleur myrtille. Le nez est discret mais très mûr, sur la confiture de mûre et le cassis. Très fin et subtil, et quelle complexité! La bouche est du même calibre: un peu plus expressive, le fruit est souligné par une structure magnifique, des tanins fondus à souhait. Assurément des très beaux raisins à la base de cette cuvée!  Très bien + (mais après avoir goûté le reste de la série, je lui mettrais même Excellent) Pinot noir 2003 – Rotmurle-Les terrasses – P. Frick à Pfaffenheim. Quel beau vin pour le producteur le plus décrié de la dégustation précédente! Cela prouve que son mode de production est très risqué, mais quand c'est réussi ça vaut vraiment le détour! Autre remarque que je me fais, ce vin comporte des sulfites: vu les quantités très faibles que Mr Frick à du mettre dedans, je me dis que ça vaut peut-être le coup d'ajouter ce petit rien si ça peut permettre de gagner autant que cela en expression et en pureté, plutôt que de gâcher une belle cuvée et un beau travail en voulant éviter ces quelques milligrammes. Mais ceci ne peut se juger sur deux bouteilles.  

 Même couleur myrtille pour le suivant. Nez de cassis, souligné par un peu de bois bien maîtrisé. Le style est assez bourguignon. La bouche est bien fruitée, fraîche, on est là sur une moins belle matière que le précédent mais par contre la vinification et l'élevage sont parfaitement maîtrisés, l'équilibre est beau. Très Bien. Pinot noir 2003 – Terres rouges – E. Boeckel à Mittelbergheim. Un style différent du Frick, le premier est fait à la vigne et le second à la cave (du moins c'est l'impression que j'ai), mais en tous cas les deux sont beaux, et de bons rapports Q/P. Ces vins confirment l'excellence du millésime 2003 pour les Pinots Noirs en Alsace.

   Le nez du suivant est sur le bois, fumé puis chocolaté. L'élevage est trop perceptible pour moi. En bouche, l'attaque est fine sur la cerise, mais des tanins trop ambitieux viennent gâcher cette finesse. Certainement un beau vin, mais on est un peu trop dans le tape à l'oeil pur mon goût. Bien +Pinot noir 2005 – V – R. Muré à Rouffach. Pas mon style, je n'accroche pas. Même si c'est trop jeune, j'ai vraiment l'impression que le producteur a voulu en faire trop...

  Le nez du suivant est très végétal, j'ai l'impression de sentir de la rafle mixée... Pas de doute, on est sur 2004. La bouche commence sur la cerise puis finit court, asséchant. Bof. Pinot noir 2004 – F – P. Blanck à Kientzheim. Quelle déception!! C'est la première fois qu'un vin de ce domaine ne me plaît pas. 2004 n'est vraiment pas une année à Pinots Noirs structurés. A revoir sur un millésime plus favorable.

  Le nez est très profond sur la mûre, les épices. La bouche est grasse, ample, toujours sur la mûre. Les tanins sont très bien maîtrisés, ils portent le vin. L'ensemble est un peu chaud, on ne retrouve pas la fraîcheur du Pinot Noir alsacien. Je note "sudiste", il me fait penser à certains pinots noirs Californiens. Très Bien. Pinot noir 2003 – Burlenberg – M. Deiss à Bergheim Un vin qui contraste totalement avec les autres, c'était sans doute le but de Mr Deiss. Très bien dans son style, mais je préfère plus de subtilité.

 

 Une soirée de bon niveau général. Mon coup de coeur va au Frick, puis Mochel et Boeckel.

Plusieurs constatations: 2003 est très beau, 2004 souvent végétal, pas un millésime à Pinots Noirs concentrés.

 Les meilleurs rapports Q/P ne se situent sans doute pas chez les plus grands avec des prix qui dépassent les 20€ et des vins très ambitieux, mais plutôt chez les bons producteurs gardant des prix aux alentours des 9/14€ (mes trois vins préférés sont dans cette catégorie!).

 Même les vins les plus simples ne nous ont pas déçus.

Florian

 


par winlandel publié dans : Pinot Noir Alsace
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Mercredi 9 juillet 2008

Pinot noir 2007 Beck-Hartweg à Dambach :

Robe : rouge cerise, assez dense avec une légère turbidité.

Nez : un premier nez marqué par des arômes de réduction puis par l’alcool, quelques notes fruitées après une longue oxygénation.

Bouche : bien équilibré, des tanins présents mais une rondeur bien agréable et une finale légèrement réglissée.

Un pinot noir récolté sur une parcelle nouvellement acquise sur le G.C. Frankstein, une première cuvée goûtée en cours d’élevage, perfectible mais prometteuse.

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Pinot noir 2006 J.P. Rietsch à Mittelbergheim :

Robe : rubis, assez dense, léger perlant.

Nez : des notes de réduction fugaces qui laissent place rapidement à un fruité assez plaisant (griotte et fruits rouges mûrs).

Bouche : un léger CO2 à l’attaque, qui s’estompe peu à peu dans le verre, développement équilibré sur un registre léger et friand, finale courte.

Le kilo de la maison Rietsch (vendu au litre) : un rapport prix/plaisir intéressant.

BIEN

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Pinot noir 2005 – Grande réserve – Cave de Cleebourg :

Robe : rubis très clair avec des bords orangés fortement dégradés.

Nez : des arômes assez complexes d’amande et de fruits rouges

Bouche : un bel équilibre basé sur la légèreté, finale courte.

Un honnête pinot noir, facile d’accès disponible en Hyper, une alternative à la traditionnelle vague estivale de rosés insipides.

BIEN

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Pinot noir 2005 Jean Becker à Zellenberg :

Robe : rubis avec une intensité moyenne et des bords presque transparents.

Nez : une attaque marquée par l’alcool, puis des notes de sous-bois et de fumé.

Bouche : l’ensemble set un peu confus avec un milieu de bouche bien structuré mais une finale courte marqué par un peu d’amertume.

Un second bio (après le Rietsch) qui se déguste assez difficilement en ce moment, un mauvais passage où un problème de maturité… ?

BOF

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Pinot noir 2005 F. Mochel à Traenheim :

Robe : rubis brillant avec une belle profondeur.

Nez : complexe et distingué avec des notes d’amande et de réglisse.

Bouche : une attaque très droite puis un développement très harmonieux avec des arômes d’eucalyptus et des tannins puissants mais soyeux.

Un vin net et précis déjà bien en place et taillé pour se bonifier encore.

TRES BIEN

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Pinot noir 2004 Beck-Hartweg à Dambach :

Robe : rubis brillant avec une belle profondeur.

Nez : puissant, complexe et riche avec des arômes de feuille de cassis et de baies noires (myrtille très présente).

Bouche : un peu en décalage avec l’exubérance des sensations olfactives, mais l’ensemble est équilibré, très rond et délicatement aromatique. La finale est assez longue.

Très belle cuvée alliant finesse et équilibre. Tellement à son avantage que le producteur présent parmi nous ne l’a pas identifié…

TRES BIEN

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Pinot noir 2001 –Altenbourg M. Tempé à Zellenberg :

Robe : rubis avec une densité moyenne et des bords légèrement brunissants.

Nez : une boisé très marqué qui évolue vers d’agréables notes de cacao et d’épices.

Bouche : une attaque très pointue, un développement plus rond avec des tanins présents mais souples et une finale un peu sèche sur des notes boisées.

Une cuvée ambitieuse qui n’a peut-être pas encore digéré l’élevage… à revoir.

BIEN

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Pinot noir 1998 Beck-Hartweg à Dambach :

Robe : rubis clair avec une densité moyenne et les bords du disque légèrement dégradés.

Nez : riche et complexe avec des notes d’orange sanguine, de fruits rouges mûrs et d’épices.

Bouche : des arômes fruités, beaucoup de rondeur mais une structure un peu légère et une longueur moyenne.

Un vin qui a atteint sa maturité et qui s’exprime sur le registre de la complexité et de la finesse

BIEN +

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Pinot noir 1997 – Grunspiel – Domaine Jatzel à Bergheim :

Robe : brillante malgré une nuance un peu brunissante et des bords un peu aqueux.

Nez : nettement évolué mais une subtilité et une complexité intéressantes avec des arômes de fruits à l’eau de vie, de noyau de cerise (il morgonne presque…).

Bouche : un léger CO2 au début, mais le vin se met rapidement en place pour nous laisser une belle impression de souplesse et de rondeur. La finale est courte.

Un peu atypique et marqué par l’évolution mais plaisant malgré tout.

BIEN

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Pinot noir 2004 – Cuvée Frédéric – P. et F. Becht à Dorlisheim :

Robe : rubis brillant avec des bords très denses.

Nez : un premier nez végétal et floral (géranium) puis évolution vers des notes plus complexes d’épices et de vanille.

Bouche : une attaque fraîche puis un développement sur la rondeur et le fruit.

Un élevage assez discret qui ne domine pas l’expression aromatique de ce vin.

BIEN+

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Pinot noir 2005 – Barriques – J.M. Bernhard à Katzenthal :

Robe : rubis avec une densité moyenne et des bords violine.

Nez : discret et un peu marqué par l’alcool au début, les fruits rouges et la vanille apparaissent après aération.

Bouche : un équilibre très rond malgré des tanins bien présents et une acidité très digeste. Finale assez longue.

Un élevage bien dosé et un joli fruité mais l’ensemble ne semble pas encore en place. Un beau potentiel.

BIEN+

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Pinot noir 2004 – XXC – V. Stoeffler à Barr :

Robe : rubis très profond, une densité forte et des bords violine.

Nez : fin et évolutif avec des notes végétales assez complexes (herbe fraîche, betterave…) puis du sous-bois et de l’humus.

Bouche : puissant et structuré avec des tanins massifs mais assez ronds et des notes végétales un peu omniprésentes. Belle longueur.

Un peu archétypique du millésime 2004 par des notes végétales dominantes mais l’ensemble est cohérent et assez plaisant.

BIEN+

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Pinot noir 2003 – Rotmurle-Les terrasses – P. Frick à Pfaffenheim :

Robe : rubis dense avec des bords violine.

Nez : puissant et complexe, un peu marqué par la chaleur de l’alcool au début, viennent ensuite de beaux arômes de fruits (prune et mûre) et d’épices.

Bouche : un beau volume avec des tanins mûrs et puissants et une belle longueur.

Un potentiel évident qui demandera encore quelques années de patience pour s’exprimer pleinement.

TRES BIEN

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Pinot noir 2003 – Terres rouges – E. Boeckel à Mittelbergheim :

Robe : rubis avec une densité moyenne et des bords orangés.

Nez : riche et complexe avec des notes de fruits rouges très mûrs, de cendre et un vanillé très discret.

Bouche : une belle structure avec des tanins présents mais soyeux et une belle finale sur de délicates notes boisées.

Bel équilibre, une extraction et un boisé bien dosés sur ce millésime solaire qui a permis à certains vignerons de magnifier ce cépage en Alsace.

TRES BIEN

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Pinot noir 2005 V – R. Muré à Rouffach :

Robe : rubis brillant avec beaucoup de profondeur te de concentration.

Nez : puissant et complexe avec d’élégantes notes de torréfaction (café) et de confiture de fruits rouges.

Bouche : un toucher rond et soyeux malgré une trame tannique serrée et un développement aromatique riche sur de la suie et du tabac blond. La finale est très longue avec un boisé luxueux.

Pour moi, le grand vin de la soirée, récolté sur le grand cru Vorbourg : tout y est déjà, même si bien des indicateurs révèlent un joli potentiel de garde.

EXCELLENT

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Pinot noir 2004 – F – P. Blanck à Kientzheim :

Robe : rubis avec une densité moyenne et des bords dégradés.

Nez : un premier nez végétal (tomate verte) puis des notes plus tendres de sous-bois et de réglisse.

Bouche : se présente tout en rondeur avec une structure peut-être un peu molle. La finale est de longueur moyenne.

Un grand vigneron, un terroir grand cru (Furstentum) et, malgré çà, une petite déception… Millésime ? Mauvaise passe passagère ? Perplexe.

BIEN sans plus.

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Pinot noir 2003 – Burlenberg – M. Deiss à Bergheim :

Robe : rubis très sombre, très concentré, opaque.

Nez : complexe et évolué avec une entrée en matière sur des nuances métalliques et végétales (navet cuit) évoluant vers du jus de viande et quelques touches boisées.

Bouche : puissant, structuré par des tanins persistants mais mûrs et une finale bien longue.

Atypique mais de haute expression qualitative, un vin avec une personnalité forte qui ne peut pas laisser indifférent. Je suis admiratif sans être pleinement convaincu…

TRES BIEN

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Conclusions

  • <!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Je suis frappé par le bon niveau de qualité générale des vins dégustés, même si je ne fais pas partie des adeptes inconditionnels de rouges alsaciens.Big Smilie
  • J’ai pu constater que ces vins étaient particulièrement marqués par les millésimes… peut-être plus que par les terroirs.Roll Eyes sarcastic
  • Les bons pinots noirs alsaciens sont quand même assez chers, lorsqu’on les compare le rapport Q/P à leurs grand frères bourguignons…mais bon, avec le réchauffement climatique et un travail adéquat pour maitriser les rendements qui sait… ?Wink

Mes coups de cœur Thumbs Up:

  • - le V 2005 de Muré : 25 euros mais la stature d’un très grand vin rouge.
  • - les Terres Rouges 2003 de Stoeffler : un millésime solaire géré avec finesse et classe.
  • - le 2004 de Beck-Hartweg : un beau rapport Q/P pour un pinot noir classique et gourmand

    @+
    Pierre
par winlandel publié dans : Pinot Noir Alsace
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Mercredi 9 juillet 2008
par winlandel
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Samedi 5 juillet 2008
CLIClink
par winlandel
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Samedi 5 juillet 2008

 Voici enfion mon CR de la dégust':

 Je commence par remercier notre hôte pour son accueil!

 Je précise que les vins ont été servis à l'aveugle, nous ne conaissions même pas la liste des vins proposés. Les vins sont goûtés un par un. Je donne d'abord mes impressions puis ma note avant la découverte du nom, en recopiant strictement mes notes, donc sans être influencé par le nom ni par le CR se Stéphane. Après la note je donne mes impressions après découverte du nom et à tête reposée.

-Nez très mûr, explosif, on sent une surmaturité avec un petit côté levurien trahissant sa jeunesse. La bouche est grasse mais d'équilibre plutôt sec. La profondeur n'est pas énorme, mais ce qui m'intéresse beaucoup sur ce vin est l'équilibre, qui malgré une forte maturité reste relativement sec. Bien+ Il s'agit du 2006 de la cave de Kientzheim-Kaysersberg, à 3.95€. Pour moi un QP très intéressant quand on ne recherche pas la profondeur!

-Nez plus discret, subtil, mais mûr aussi, avec un côté mentholé. Quelques SR en attaque, puis une belle salinité vient donner de l'équilibre à une finale longue. Le style est plus austère, moins explosif mais plus long et plus complexe. Seule une petite note de réglisse au nez après aération me perturbe un peu, mais les autres dégustateurs ne semblent pas l'avoir ressentie. Bien+ Il s'agit du Grand Cru Zotzenberg 2006 de chez Bockel, à 11.10€. On peut dire qu'il mérite bien son nom de Grand cru comparé au précédent, par sa profondeur et sa salinité.

-Nez sur les fruits frais, discret, fin. J'adore. En bouche malheureusement l'attaque est trop monolythique sur le sucre, le gras. La fin de bouche très fraîche jure avec l'impression donnée à l' attaque. On est là sur une belle matière et je pense que la garde lui fera du bien, mais je reste dubitatif quant à la capacité de l'attaque à se fondre et s'équilibrer. Dommage car le nez m'annoncait des belles choses. Bien. Il s'agit de la cuvée Eminence 2006 d'Agathe Bursin, à 8.90€. Désolé Missala mais cette fois ci je n'accroche pas autant que sur vos autres vins... On sent le côté "féminin" et rond habituel, mais sur vos autres vins que j'ai pu goûter je ressentais plus de finesse et de classe, même à ce jeune âge...

-Nez animal, "ca sent le bouc" j'écris.... En bouche il y a une profondeur, une salinité exceptionnelle, il y a de la classe dans ce vin. Une belle acidité également, la finale est austère. Mais arômatiquement, il y a toujours ce côté déroutant. Je pense qu'il s'agit en grande partie d'une réduction, mais l'aération n'améliore que peu les arômes. Dommage! Bien. Il s'agit du 2006 de Weinzorn. Quel dommage! La structure de ce vin est si belle! Que s'est-il passé avec cette cuvée ou cette bouteille? Est-ce normal?

-Le nez est très typé Sylvaner, mentholé. La bouche est saline, mais une acidité un peu verte apparaît, avec une amertume en finale. Ce vin manque de maturité pour moi... Bien- Il s'agit du 2006 d'André Ostertag, à 9.50€. Grosse déception! Alors que j'ai adoré ses Rieslings et Pinot Gris grands crus, je n'ai pas apprécié cette cuvée. Pour moi on a ici franchi le pas entre austérité et manque de maturité...

-Nez sur la poire, belle maturité. La bouche est bien équilibrée, même si l'acidité est un poil verte en finale. Gras, frais, long. Très bien.  Un beau Sylvaner signé Seppi Landmann, issu du grand cru Zinnkoepflé, à 8.30€. L'équilibre de ce vin est très intéressant, seule une très légère verdeur en finale me gêne. Mieux que ce que j'ai déjà pu goûter de chez Seppi!

-Nez levurien. Bouche saline, avec une belle acidité, mais je suis très gêné par un CO2 très important, ainsi que par un côté brûlant alcooleux. Peut-être un problème de refermentation en bouteille où autre? Il s'agit du Grand Cru Zotzenberg de Lucas Riffel. Rien à voir à ce que j'ai pu goûter de ce domaine, je pense pour le problème de bouteille.  

- Le nez est très mûr mais reste bien typé sylvaner, avec un petit côté fumé. La bouche est franche, saline, droite. Bel équilibre, sec mais concentré et bien mûr. Belle longueur, magnifique, un style que j'adore. Excellent. Il s'agit du 2005 de chez Josmeyer, à 7.90€. Le style de la maison ressort parfaitement ici! J'adore.

-Nez surmatûr, puis sur la poire, et au bout de quelques secondes on tombe sur une oxydation des plus prononcées. En bouche il est presque impossible de discerner la belle matière à travers le pétillement, la volatile et l'oxydation. Il s'agit de la cuvée sans soufre 2005 de Pierre Frick. Quel dommage, quel gâchis! J'ai déjà expliqué plus haut avoir bien apprécié son sans soufre 2004, où une très légère oxydation apportait un côté original et intéressant au vin. Mais la rien à faire ce n'est pas de l'origialité mais un défaut qui nous gâche ce vin. Déception par rapport à ce que je connaissais de lui.

-Beau nez, très mûr avec un côté fumé. Peut être un peu de réduction qui lui enlève sa finesse. La bouche est saline, austère, avec une acidité citronnée. Belle profondeur, belle structure. Bien+. J'aime bien mais je note que les avis sont partagés dans l'assistance. Il s'agit du Zellberg de Patrick Meyer. Rien à ajouter, un style qui plait où non, pour moi c'est oui!

-Le nez est légèrement boisé, sans que cela soit prédominant parrapport au fruité bien mûr et en place. La bouche est très fraîche, l'acidité est exemplaire: bien mûre mais bien là. Une belle salinité, un peu de CO2 vient lui donner du "peps", le boisé est bien intégré et forme un bel ensemble. Gras. A l'aération, je trouve que le bois resort un peu plus au nez, seule ombre au tableau. Très bien +. Il s'agit du 2003 de marc Tempé, à 7.40€. 2003??? Incroyable, avec une telle fraîcheur, Marc Tempé a fait un miracle ici! Un très beau vin.

-Le nez est surmatûr et exotique, avec un côté levurien puis poussiéreux me faisant craindre le botrytis... La bouche est mielleuse, grasse avec une belle structure. La finale est sur le champignon, le botrytis. Je pense que soit on est sur une mauvaise année, soit le viticulteur a été trop ambitieux et a voulu pousser la surmaturité très loin, au risque de perdre en pureté arômatique. L'assemblée semble moins gênée que moi par le botrytis, auquel je suis absolument allergique. Bien-. Il s'agit du 2005 d'Etienne Loew, à 11€. Stéphane qui adore le domaine prend un coup sur la tête en ententant mes commentaires...désolé mais je n'accroche pas à ce style où on cherche la maturité, concentration et complexité à coups de botrytis... une affaire de style, mais pour moi une déception pour le premier vin que je goute de ce domaine dont j'ai entendu le plus grand bien. Stéphane me dit qu'il fait trois cuvées de Sylvaner, celle-ci étant la plus avancée en maturité: je préfèrerais sans doute les autres.

-Le nez est mûr sur les agrumes. L'attaque est fraîche, la bouche droite et franche. Un style sec et austère mais mûr en même temps, cela me plaît à part un manque de profondeur. Bien+. Verdict: 2006 de Beck-Hartweg, 3.90€  Je ne transcrirais pas ici le mot exprimant la surprise que j'ai prononcé en découvrant le nom! Malgré le fait que notre hôte m'avait confié qu'il le placerait en fin de dégustation, je suis à 100 lieues de le reconnaître! Que la dégustation à l'aveugle est intéressante, je voyais ce vin beaucoup plus, voire même trop rond et là il me paraît des plus austères. Je me rends compte maintenant que ceci est également dû au fait qu'à part celui-ci, nous avons goûtés pas mal de sylvaner surmaturs et doux, mais tout de même! Je me rassure en lisant que j'ai aimé le style et l'équilibre, ouf! Par contre en accord avec Stéphane pour dire que l'on est pas sur un sylvaner complexe, ce qui n'était d'ailleurs pas mon but.

-Le nez trahit la surmaturité, avec un côté exotique. Un côté poussiéreux et mentholé lui donnent un côté particulier. La bouche est grasse, avec des SR bien équilibrés, la surmaturité ressortant de fort belle manière. Arômatiquemlent ce vin me surprend, avec toujours ce côté mentholé/fumé. On est assurément sur un beau vin, mais je n'accroche pas avec la gamme arômatique... la salle est très partagée. Bien. Il s'agit du 1998 de Seltz. Un vin qui a bien profité de ses 10 ans pour parfaire son équilibre, et on sent un beau travail de recherche pour ce vin original. A goûter pour se faire sa propre idée!

Pour moi les deux meilleurs vins de cette soirée sont celui de Josmeyer et celui le Marc Tempé. Deux très beaux Sylvaner, complexes et concentrés, ne manquant pas de caractére.

Quelques déceptions également, mais il faudrait éclaircir la raison pour le Weinzorn et surtout le Rieffel, où je soupçonne la bouteille. Le sylvaner d'André Ostertag m'a décu également.

Je souligne une nouvelle fois le niveau très relevé de cette série!

 Merci de m'avoir lu jusqu'ici!

 Florian

 

par winlandel publié dans : Sylvaner
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